Dites bonjour à nos tricoteurs

On vous présente des gens sympas

Lucienne

À 82 ans, Lucienne a tricoté des centaines et des centaines de bonnets. Tellement que les bénévoles n’en revenaient pas et que son panier en débordait. Mais un jour, Lucienne nous a avoué que ce n’était pas elle qui tricotait les petits pompons. Depuis toutes ces années, elle avait un acolyte qui travaillait pour elle dans l’ombre, et elle cousait les petits pompons de cet inconnu sur ses petits bonnets. Et oui, tous les héros du monde ont un acolyte. Batman a Robin, Tintin a Milou, et Lucienne a son tricoteur mystérieux. Et ça, c’est beau, parce que ça nous rappelle que l’union fait la force.*

« J’ai commencé à faire des petits bonnets il y a 3-4 ans pour la gentillesse des Petits Frères des Pauvres. Je suis la plus heureuse quand je suis avec eux ! Je ne compte pas, mais depuis j’ai dû en faire des centaines ! »

*Bon et ça nous rappelle aussi qu’il faut qu’on remercie ce 007 de l’aiguille pour toutes ces années de loyaux services 

Morgane

Vous pensiez que le tricot ne concernait que les grands-mères ? Eh bien, vous aviez tort.  Enfin, sauf si votre grand-mère est une cyber-tricoteuse comme Morgane. Le cyber tricot, c’est une activité hors du commun qui consiste à tricoter, mais en digital*. Avec quelques amies, Morgane a réussi à fédérer une véritable communauté de près de 480 membres. On l’appelle… (roulements de tambour) « le Cyber Tricoch’thé ». Ne vous méprenez pas, ce n’est pas une organisation de cyber-espions mais juste plein de gens sympas qui passent de bons moments ensemble tout en tricotant des petits bonnets en se retrouvant sur Internet. En 7 ans, les membres en ont réalisé plus de 70 000.  Pas mal pour des cyber-tricoteurs.

« Nous y échangeons des astuces, des photos, des modèles... De belles amitiés sont nées et nous tricotons toute l’année dans la convivialité et le goût du challenge grâce à un compteur que nous tenons à jour avec le nombre de bonnets envoyés par chaque membre »

*mais ça fait quand même des vrais bonnets avec de la vraie laine 

Patricia

Patricia, c’est un peu notre super-héroïne des pompons. Déjà qu’elle tricote des centaines de petits bonnets pour nos amis des Petits Frères des Pauvres, mais en plus, elle a créé l’atelier « Tricot Papotage » pour aider d’autres gens sympas à faire comme elle, tout en faisant aussi des couvertures pour les sans-abris ou des gants pour les plus démunis. Quand on l’entend nous en parler, on a l’impression qu’avec ses petits bonnets, elle pourrait changer le monde. Et c’est peut-être vrai, parce que récemment, elle a fait partie des 150 citoyens qui ont participé à la Convention citoyenne du Climat.* Alors, qui a dit qu’on ne pouvait pas changer le monde avec une pelote de laine et des aiguilles ?

« Le but de cet atelier est d’aider les gens à sortir de l’isolement, qu’ils se rencontrent, qu’ils créent du lien, qu’ils reprennent confiance en eux. Pour moi, c’est une façon de renvoyer l’ascenseur. Cela revalorise ! »

* Elle a même été à l’Elysée, et la rumeur court qu’elle y ait caché des pompons. 

Virginie

Vous ne remarquez rien sur cette photo ? Allez, il y a quelque chose de flagrant. Vous ne vous sentez pas soudainement de bonne humeur ? Parce que nous, ça nous fait ça à chaque fois qu’on voit Virginie. Et on sait pourquoi, c’est parce qu’elle sourit tout le temps. Elle travaille dans la communication* et elle fait des blagues (comme nous) très drôles (pas toujours comme nous). En plus de tricoter des petits bonnets, elle est aussi bénévole pour l’association des Petits Frères des Pauvres. Ça veut dire qu’elle réceptionne les colis et qu’elle trie et compte les petits bonnets qui sont envoyés des quatre coins de la France. Trop forte cette Virginie.

« C’est aussi une opération qui permet de créer du lien, entre des personnes qui tricotent ensemble... C'est très touchant de prendre la mesure du temps pris par les gens pour faire tout ça. Cela renforce encore plus mon choix de consacrer moi aussi un peu de temps pour cette belle cause. »